Voilà, après 25 ans de travail, remise sur le métier, reliures spirales, attentes, espoirs parfois, ratures beaucoup, doutes, enveloppes à bulles, lettres de refus impersonnelles; après 25 ans et cinq romans, trois scénarios, deux pièces de théâtre, trois séries TV, des dizaines de chansons; après des encouragements venus au fil des ans de Stock, Fayard, L’Age d’Homme, Grasset, alors, bon, ça y est, voilà, enfin…
…je vais être publié à la rentrée 2010.
Pendant longtemps, ego débordant, vanité ruisselante, j’ai couru après la publication pour assouvir mes rêves creux de gloriole.
Aujourd’hui, débarrassé de ces puants oripeaux, je prends cette chance comme la récompense de mon travail, bien sûr, mais surtout comme une responsabilité. J’écris pour transmettre, partager, dénoncer, déranger, émouvoir – rien de bien original en somme -, et on m’offre un porte-voix : la possibilité d’être lu. Il va me falloir m’en montrer digne.
Cela explique sans doute que cette nouvelle ne m’ait pas fait fondre en larmes, sauter de joie, hurler à la lune, embrasser les passants ou me dénuder en pleine rue. Ce n’est pas une libération, mais une mission; pas une finalité mais une étape. Même si j’en suis très fier, et que je ne boude absolument pas mon plaisir.
Je vais être publié à la rentrée 2010.
Ouais, ça sonne bien finalement…
Youpi.
(Photo : Dorothy-Shoes / www.dorothy-shoes.com)
Mazel tov !!!!! On trinquera pour fêter ça… Et il me tarde d’être à dans six mois pour te lire !
Merci, ami à la queue plate mais aux dents longues. Et tu n’auras qu’à attendre 5 mois et non pas six (sortie fin août) pour demander à ton libraire :
-Excusez-moi, vous avez reçu le dernier (ou premier, comme tu veux) Larher ?
Ouarf ouarf… Ca y est, j’ai le melon…
Ah, il est bien, ce petit nuage où on retient son sourire
(Félicitations!)
L’image est juste et belle (tu m’énerves…) mais…
…je ne retiens pas mon sourire, je ne réalise pas encore, voilà tout…
YES ! Tu l’as sans doute pas volée ta publication. Lecture en perspective donc. Bravo !
THANKS Nicolaï ! Venant de toi tu sais combien cela me touche.
Je partage votre joie. La manière de l’exprimer conforte ce que pensais de vous à la lecture de certains post, ici ou ailleurs: vous êtes un écrivain! Un écrivain n’a de souffrance que celle d’écrire. Un ouannabi d’espérance que celles de la reconnaissance. C’est la différence entre « être » et « vouloir être ».
Amicalement
Marc
Merci Marc, et on va se tutoyer. J’ai en retour beaucoup d’estime et d’admiration pour vous (Manu Hererro n’a rien à voir dans l’histoire !) Vous êtes un homme droit et bon, cela se sent.
Mefiez vous des apparences, les arbitres m’ont souvent renvoyé au vestiaire…rires
J’ai écrit la fin du roman que vous proposiez sur Wrath (article sur Alexandra Geyser)
On ne tutoie pas les vieux…re rires
Marc
Les arbitres ont parfois tort, VOUS le savez très bien…