
Happy fews
Jeudi soir, Salon du Livre, l’inauguration, pour voir au moins une fois dans ma vie à quoi ça ressemble, cette foire, parce que pas mal de gens que j’aime bien seront là et que c’est l’occasion pour le provincial que je suis de prendre des nouvelles et de trinquer dans des gobelets en plastique. Pourtant je suis agoraphobe et je sais d’expérience que ce n’est pas lors de ces manifestations que l’on peut réellement faire des rencontres – d’éditeurs? pourquoi d’éditeurs?…
C’est au stand du Diable Vauvert que la concentration de connaissances au mètre-carré est la plus impressionnante : François P., Patrick G., Bertrand G., Vincent E., Régis DSM, entre autres. On me présente Julien BG, je suis un peu gêné, j’ai dit du mal d’un de ses romans ici même. J’avais demandé le suivant, Touriste, au Diable, mais il ont dû penser que TV Tours ne méritait pas un service de presse, tout comme Verticales avant eux (ce que regrette Arno B., avec qui je bavarde quelques instants sur le trottoir avant d’entrer (ceci est un flash-back) et qui m’est tout de suite sympathique malgré son charme ravageur (oui, j’ai mauvais fond, et alors?))
Le petit blanc chilien des diablotins est excellent. Je n’ai aucun scrupule à le boire car le Diable Vauvert a refusé deux de mes romans au début des années 2000. Leur saucisson me rembourse les frais de port. Je fais la bise à Romain M., qui boit du champagne sur le stand Arte, en face, beaucoup plus chic.
Je vais également visiter le stand EHO, où trône, royal, Harold C., toujours entouré d’une nuée de femmes, il faut vraiment que je change de coiffeur. Emilie DT est là également, je la félicite pour son dernier roman, de même que la tout aussi crazy qu’elle Blanche DR, clan des particules ou club des folles (cet adjectif est un compliment) ? Cette dernière option est privilégiée lorsque surgit l’échevelée Elisabeth R., ma copine de résidence saorgienne.
On se rend bien compte que je ne me suis pas ennuyé puisque j’ai écrit plein de lignes alors que je ne comptais parler de cet évènement qu’en introduction à un article plus général – et je n’oublie pas le plaisir causé par la revoyure de Gustavia, qui avait si efficacement travaillé sur Qu’avez-vous fait de moi ? avant de quitter Michalon pour enfanter à Bruxelles. Mais pour avoir une vue plus globale, fine et pertinente de l’évènement, je vous renvoie à l’ami Philippe L., avec qui je fais la fermeture.
J’aurais voulu croiser Stéphanie H. plus longtemps, lui dire tout le bien que j’ai pensé de son roman (je l’ai fait ici du coup), qu’elle me présente son éditeur; j’aurais voulu voir Carole Z. chez Actes Sud et non devant la grille d’entrée (un stand d’environ 5000 m², je me suis perdu), papoter avec mes amis blogueurs, rencontrer des auteurs que j’admire, insulter les journalistes qui ne m’ont pas lu – ça fait beaucoup, je sais, mais je ne vais tout de même pas insulter ceux qui m’ont chroniqué…
Tant pis, l’an prochain. En attendant, le grand rendez-vous du week-end, dimanche.

Dommage, on aurait pu se croiser !
Les frais de porc du Diable ont donc compensé tes frais de port.
Hem.