Dreams, are my reality...

Eux et moi nous sommes rencontrés en avril dernier. Le coup de foudre. Pour moi du moins. Des gens fins, subtils, émouvants. Surprenants. J’avais été émerveillé, n’ayons pas peur des mots, et étais même tombé adolescentement amoureux de la fille du groupe, comme jadis de Sophie Marceau (sauf qu’à l’époque Facebook n’existait pas, et donc Sophie Marceau non plus (fors à l’état gazeux de pur fantasme sentimental)).
N’eût été la présence de S. dans ma vie, je l’aurais volontiers demandée en mariage.

J’étais donc tout content à l’idée de les revoir puisque j’avais appris qu’ils étaient de passage dans la région.

Quelle ne fut donc pas ma déception de constater que tout ce qui m’avait plu en eux s’était envolé. La grâce ? Disparue. La complicité et l’alchimie de leurs trois personnalités ? Dissoutes. La présence d’un quatrième larron contribuait-elle à briser le fragile équilibre de l’ensemble ? Il serait sûrement un peu injuste de tout lui mettre sur le dos. Non, je crois simplement que c’est le succès qui les a dédorés.

Depuis avril en effet, Rococo a sorti un (très bon) album, été programmé par les radios et a enchaîné les concerts. Le trio frais bidouilleur et inventif découvert à Issoudun était à Lignières un quatuor visiblement fatigué et un peu tâcheron. Le passage à une formation classique guitare-basse-batterie (association que pourtant, en bon punk-rock fan, je vénère) a rendu le groupe ordinaire, malgré l’incroyable virtuosité du guitariste François Poggio ; et si la belle Eléonore a gagné en longueur de cheveux, elle avait ce soir-là perdu son espièglerie et sa grâce.

S., elle, m’enchante toujours autant.

 Leave a Reply

(required)

(required)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

   
© 2010 Erwan Larher. Reproduction interdite sans autorisation merci. Suffusion theme by Sayontan Sinha