Hier, j’ai reçu la maquette de la couverture, du dos – avec la tranche entre les deux, il paraît que cela se fait.
J’ai relu, pour proposer des corrections. Ils avaient gardé mon texte de 4ème de couverture, celui qu’Alain Isaac « un peu racoleur » (si certains veulent me remonter le moral…)
Ensuite, ils avaient ajouté quelques lignes de leur cru, sans doute que je ne leur semblais pas assez explicite (mais après m’avoir entendu me ridiculiser devant les commerciaux, je les comprends…) Sauf qu’en quatre lignes, ils ont réussi à prouver qu’ils n’avaient pas compris mon texte en affirmant que le héros cherchait « à prouver qu’il [était] un homme de bien ».
Pas du tout, mes amis, pas du tout.
Comprenant que je savais sans doute mieux qu’eux ce que mon héros cherchait à prouver (rien en l’occurrence), ils ont bien voulu corriger. C’est gentil.
Ensuite, ils ont mis une ligne et demie pour dire mon âge et que c’était mon premier roman. Quel intérêt?…
Je ne suis pas coquet (d’autant qu’on me donne en général entre 5 et 10 ans de moins (oui, je sais, ça énerve ce genre de petite remarque fielleuse)) mais ne vois pas en quoi mon âge pourrait faire vendre un seul exemplaire de plus.
J’ai proposé à la place : « Erwan écrit des scénarios, des chansons, des pièces de théâtre, bien qu’il n’habite pas à Paris ».
Ça ne les a pas fait rire.
Du tout.
Exit la précision ironico-géographique.
C’est hyper sérieux, l’édition, on dirait (sauf au Dilettante apparemment : Bertrand, lui, il a eu le droit de faire des petites blagues…)
Bon, au moins, mon âge reste un secret bien gardé…
« Qu’avez-vous fait de moi? est son premier roman », pouvait-on, donc, encore lire (après mon âge).
Ah, pardon ! Mon premier roman publié, la nuance est de taille.
Pas pour eux.
Premier roman, point.
Bon.
Ils ne sont pas très précis, dans l’édition, on dirait…
Enfin, je notai que sur la tranche, mon nom était un peu gros par rapport au titre du roman. Silence minéral d’intense stupéfaction au bout du fil. Je me suis senti obligé de répéter. J’allais raccrocher, croyant la communication coupée, quand une voix s’est manifestée, appartenant à un cerveau qui n’était « pas certain d’avoir compris ma demande ».
« Qu’on diminue la taille de mon nom sur la tranche ! »
Le « ah » incrédule que j’entendis me fit comprendre que décidément, je n’étais pas encore un écrivain…
Photo : Dorothy-Shoes – www.dorothy-shoes.com

Excellent, le coup du nom sur la tranche (ça me rappelle quelques souvenirs…) – mais comment allez-vous faire pour lire votre nom dans votre « caisse de pommes » si vous le faites diminuer abusivement ?… Sinon, pour la biographie je propose : « Erwan Larher est un jeune auteur qui n’a proprement rien fait de sa vie avant de publier son premier roman miraculeusement grâce à nous (« nom de l’éditeur ») : il est donc en bonne place pour concourir au titre de meilleur premier roman en cette rentrée de septembre 2010 (386 primo-romans / 821, un véritable derby, on dit d’ores et déjà les quadragénaires mieux placés pour coiffer au poteau les autres dans les deux cent derniers mètres). »
Pourquoi « meilleur premier roman » de la rentrée ?…
Mais parce que parmi les 435 autres (821-386), il y aura peut-être le second de Stoni, et que ça va être vachement dur de concourir contre lui.
mdrrrr
ouais t’es grave dans la merde quand t’es contre moi.
oh franchement les mecs, faire la rentrée littéraire c’est le meilleur moyen de passer inaperçu. mais bon, les gens qui achèteront le bouquin ça veut dire qu’ils ont vraiment envie de l’acheter.
Alain : je t KIF grav s8 ouf 2 twa ! ;- ) stp fé mwa lir ton book. XXX bili
non, non, non… (je me la joue « Stoni », là, un peu chiant et parano, mais il faut que je puisse continuer à jouer les sociologues de salon sur les blogs de mes amis auteurs en devenir) – bisous de Wilhem Reich.
Billy, tu me files le vrai blaze de Stoni et je t’achète le bouquin d’Alain, it’s a deal?
Alleeeez ! pour une fois moi j’avais rien fait !
Bisous à tous de Georges Loukatchesse.
(pourquoi « stoni » entre guillemets ? il est très bien ce blaze)
Ah! C’était bon, ça, très bon, même, le coup du « bien que ».
(N’aie pas peur pour l’imprimerie, ça ne fait pas mal)
Merci, Bertrand, ça fait plaisir d’être adoubé par un vrai professionnel de l’humour…