J’ai échoué.
Je ne peux plus me mentir, je ne dois plus me cacher, j’ai échoué.
Depuis que je sais écrire, j’écris. Ne riez pas, ce n’est pas le cas de tout le monde. J’écris des histoires, qui sont devenues des pièces de théâtre, des romans, des scénarii pour le cinéma ou la télévision.
J’écris des textes que je relis sans relâche, que je patine. Je griffonne sans arrêt, je rature, je reprends. J’écris la nuit ou le week-end parce que je travaille par ailleurs – nous y reviendrons -, j’écris parce que j’ai des choses à dire, à transmettre, à partager, parce que je veux changer le monde, parce que les livres sont la mémoire de l’humanité, parce que je le dois.
Très tôt, j’ai voulu en faire mon métier.
Et j’ai échoué.
Comme tant d’autres me direz-vous. Oui. Mais si le monde s’intéresse beaucoup, à tort ou à raison, aux écrivains qui ont réussi, que sait-on des écrivains ratés ? Que sait-on de leur quotidien, des lambeaux d’illusions qu’il leur reste ?
Rien.
Et il est temps de réparer cette injustice.

J’aime beaucoup cette introduction. Vraiment. J’ai cliqué sur « pourquoi ce blog » (ben oui : pourquoi un blog, on peut se le demander, en effet), et me voilà en 2007.
Courage, cher Warren, on est tous des ratés de quelque chose. Tous. C’est ce qui rend la vie intéressante, sinon quoi, hein, tu veux me dire…
En tout cas ton blog n’est pas raté du tout.
« De défaite en défaite, jusqu’à la victoire », disait Mao. Il faut juste tenir.
Sur ce, apinouillard 2010… et à bientôt.
Ben que dire sinon merci en rougissant comme une Svetlana tendant son book à Louison?…
Il ne t’aura pas échappé que regnait par ici un peu de second degré quand même, et que je ne suis pas – du moins plus depuis quelques années…-, mais alors pas du tout un de ces ouannabis frustrés chers à LMJ.
Point de désespoir chez moi, donc.
Je suis de ceux qui pensent que quand tu fais du bon travail, tu es publié, point. Mon but est de faire du bon travail. Si le reste suit, mon ego sera flatté.
C’est drôle parce qu’en lisant les péripéties de début de carrière de Louison, je me demandais si, du temps où j’officiais en major de l’industrie musicale, son book n’aurait pas atterri sur mon bureau… Je n’en ai pas souvenir (j’en ai vu beaucoup, tu t’en doutes !) mais sait-on jamais?, les dates coïncident…
Bien sûr, pour le second degré. Et tu n’as rien d’un ouanabi wrathien, tu es un bi tout simplement. Enfin si j’ose dire.
Bon, je vais pas squatter les coms de ta page d’accueil avec des considérations sur Louison et son rapport à l’industrie du disque, y’en aurait pour des pages.
Mais on en reparle, oui, volontiers. Elsewhere. Attendons, tranquillement, que t’aies achevé l’histoire…