Comme les plus fidèles d’entre vous le savent bien, je n’ai absolument aucune compétence de critique littéraire. Je livre de temps en temps des avis partiaux et subjectifs, absolument pas motivés puisque seule est prise en compte ma jubilation de lecteur.
Celle-ci fut éruptive immergé dans Le Complot des Apparences de Sacha Ramos, de régulières éjections sonores m’échappant au fil des pages, du gloussement ridicule à la quinte d’hilarité en passant par le banal pouffement. Tout à fait le genre de livre qui vous fait remarquer dans les transports en commun mais, comme les plus fidèles d’entre vous le savent bien, point de métro à Tours.
Je me suis donc fait remarquer chez moi, c’est à dire que je suis passé inaperçu parce que la femme de ma vie m’a déjà remarqué depuis longtemps (même si j’espère être perpétuellement remarquable à ses yeux – je me donne du mal, je vous prie de le croire).
Comme toujours quand on referme un livre, il faut en ouvrir un autre. Et là, je tergiverse, j’hésite, je tournicote, je saisis, je repose, je ne sais pas, je ne peux pas, et je reste planté là.
Elizabeth Filhol ou le Thriller d’Iegor Gran?
Ça fait beaucoup de POL tout ça, alors que le Retro d’Olivier Bouillère m’est tombé des mains avant la fin (je déteste ça, ne pas finir un livre. Je me force, j’insiste, je m’en veux mais parfois rien à faire, il s’efface, il s’estompe, aboli bibelot que mon ennui dédore, c’est aussi arrivé à Valentin Retz récemment. Après les délaissés traînent leur air triste aux abords du lit, au cas où, ils me jettent parfois des regards implorants, mendient une seconde chance, ils ne peuvent se résoudre à rejoindre la bibliothèque, comme je les comprends…)
Je pourrais continuer mon exploration d’Éric Laurrent (j’ai tout acheté, coup de foudre), me plonger dans Devenir Mort de Paviot (mais il parle beaucoup trop sur Facebook, il m’a coupé l’envie), « Choir » me souffle Didier da Silva entre deux impromptus – mais je ne sais pas si je suis en condition pour m’attaquer à mon premier Chevillard si près de l’été, j’ai l’impression que c’est un auteur de la nuit qui tombe à six heures et des cieux tourmentés de l’automne.
J’ai aussi Xabi Molia qui m’attend, Mauvignier, sans compter les non-romans : Zinn, Todorov, Virilio, Halimi…
Oh là là là là…
Et j’en ai commandé plein à mon libraire la semaine dernière, Vasseur, Larnaudie, Kenig, Lafaregue, Annocque…
Oh là là là là…
En fait, je m’aperçois avec un brin de tristesse que mes futurs collègues sont des types sournois et un peu jaloux : ils se sont ligués pour que je n’aie pas le temps d’écrire…

« Les écrivains sont des putains de roublards »
Stoni (1983-?, localisation : inconnue, œuvres éditées : inconnues – bref : putain de roublard…)
Ouvrons l’œil, Alain (et le bon !)
Alain tu as été pris dans le vortex du blog de stoni, pauvre vieux ! c’est à toi que je dois les 1500 pages vues dans la journée de dimanche (oui ça t’a consolé de l’équipe de france, avoue).
Je connais aucun des gus cités dans l’article d’R1, donc je vais retrouver mes Philip Roth, mes Chester Himes, mes Gorki et Genet en fermant ma grande gueule de roublard.
Lis Sacha Ramos, ça devrait te plaire fiston !
C’est le mec dont t’avais mis le lien vers une vidéo ?
T’es ouf toi.
Tu sais je respecte les goûts et les préférences de chacun, mais bon.
C’est parce qu’il n’est pas beau que tu dis ça ?
T’es ouf toi ??? je m’en rappelle même plus de sa tête.
Nan c’est parce que c’était inénarrablement chiant, ce qu’il disait. tu vois ça peut intéresser des gens, je dis pas. mais pas moi.
en plus à ce que j’ai compris c’est sur des bourges qui dansent à barcelone, personnellement ça me donne pas envie de lire.
C’est bien ce que je pensais… Dans ce cas (plutôt que Sacha Ramos) une petite cure de L’Homme sans qualités de Musil devrait parvenir à te faire découper rageusement ta carte du parti communiste en petits morceaux. Les souffrances des bourges, crois-moi, sont bien aussi préoccupantes que celles des prolos. D’ailleurs ce sont souvent sont des fils de bourges qui font la révolution (rongés par la culpabilité de l’être, qui sait ?). M’enfin, pour ce que j’en dis (du reste moi non plus je n’ai pas eu envie de le lire, parce qu’il me rappelait mon beau-frère…)
Paie le beau frère !!!
Le mien il est vachement sympa il ressemble à Beef dans Phantom of the paradise.
Attendez y’a des histoires avec des bourges qui se lisent bien, par exemple je suis en train de commencer Exit le Fantôme et ça le fait. Mais je suis plus attiré par un livre qui parle de Nathan Zuckerman revenant à NY se faire opérer de la vessie et qui est subjugué par deux petits chats que par des mecs qui dansent à Barcelone. Question de point de vue.
Non en plus sérieusement la vidéo elle m’avait fait trop peur.
Ah, les préjugés du prolétariat… C’est ainsi qu’on perd les révolutions, camarade !
@r1 : excellente, ta blague sur novi et le 357, j’en ris encore
J’étais pas là dimanche, stoni, mais c’est vrai que j’ai un peu fouiné dans ton blog, et comme j’ai une mémoire un peu encombrante, je m’en déleste comme je peux…
Faut bien que tu comprennes, Stoni, que Dupont et Dupont sont en pleine enquête…