« Oui, le roman va sauver le monde ! » (Sacha Ramos)
Merci Sacha.
Après quelques verres avec Jaenada, pas au mieux de sa motivation littéraire, j’ai commencé à douter de la mienne (ou plus exactement de sa pertinence). L’arrivée de Bertrand G., qui se met au livre pour enfants et en est réduit à espionner les conversations dans les trains pour trouver du matériau, n’a rien fait pour arranger les choses.
Heureusement que je suis tombé sur cette interview de M. Ramos, donc, qui m’a donné envie d’acheter son roman – ce que je vais faire bientôt – et remonté le moral.
Du coup, je retourne au prochain, qui sera sans doute terminé avant que ne sorte le précédent, j’me comprends…
ET OUI, LE ROMAN VA SAUVER LE MONDE, BORDEL !!!!

C’est à partir de quelle minute que l’entretien devient intéressant ?
Les premières trente secondes m’ont découragé (« oh oui un jour tu m’as appelé, tu m’as dit « Florent blablabla »…. sic)
Stoni, jeune padawan, la vérité ne se montre qu’aux patients et atteindre la sagesse requiert du temps. Si tu avais une Shadow 125 au lieu d’un Honda Four 450, tu le saurais…
Mais je suis d’accord, le début de l’interview est un peu chiant ; par contre, regarde comme Sacha est habité, sincère, entier. J’adore ce mec !
Hona CB 750 four, merci.
Le problème c’est que je ne l’ai pas. C’était la moto de mon papa. Et il ne l’a plus.
Bon je vais essayer d’avancer dans la vidéo. Je sais pas pourquoi je fais ça, moi. Ah oui. Peut-être parce que je souffre d’une allergie aux pollens et aux graminées.
Mdrrr « Festivus » c’est le nom de la fête que crée le père de George dans Seinfeld !!
Comment ça se prend le chou, cette interview ! Moi non plus je peux pas, là.
Oui c’est chiant cette vidéo ! J’ai toujours dit que Léo Scheer, c’est le canal + de l’édition.
Billy je crois deviner qu’ils sont tous CHEZ LEO SCHEER !!! Tu pouvais pas fermer ta gueule, putain de toi ? On s’est fait griller. T’es chiant !
Mauvaise réponse, Billy. Tu sors !
Mddrrr Billy ! t’es con !
Billy Lo, vous dites n’importe quoi, plus justement je ne suis pas d’accord avec vous. Tenez, lisez par exemble « Hyrock » de Nicolaï Lo Russo, et on en reparlera, si vous le souhaitez bien sûr.
Erwan, excellente initiative que d’aller boire un coup flanqué d’un « chameau sauvage ».
Billy Lo dit souvent n’importe quoi, ce qui fait son charme. Parfois.
Entièrement d’accord avec vous, Christophe, sur la qualité d’Hyrok. D’ailleurs, je suis un peu inquiet pour ce bon Nicolaï, qui n’avait pas l’air au mieux de sa forme ces derniers temps et dont le blog reste désespérément unupdated… Vous en savez plus?
Et oui, c’est toujours fort plaisant de passer un moment avec PhJ.
Hyrok, bien sûr, et non pas Hyrock.
… habité par le fantôme de Jack Lang et de mon beau-frère, oui… Il est un peu maniéré, à mon avis, mais le propos est sincère, et la vision qu’il a de Barcelone, que je n’ai pas revue depuis cinq ou six ans, me paraît effectivement bel et bien cadavérique… par contre je ne vois pas très bien l’intérêt de le dire dans un livre, je suis désolé, mais cela me paraît encore un crachat de plus à la face de l’ »occidentalisme » décadent (à ce propos, qui a lu le pamphlet du comité invisible paru l’année passée (L’insurrection qui vient) ?… C’est un peu plus récent que Wilhelm Reich, et ça déchire sa race dans le sens du déboulonnage pur et simple de l’occident…). Enfin, si ça peut lui payer ses clopes – ou plutôt, son tabac à rouler, qu’il inhale vers la fin de l’interview d’une façon particulièrement gainsbourienne qui m’a permis d’oublier un moment le fantôme réincarné de mon beau-frère et de Jack Lang…
Alain, vous êtes définitivement trop aigri… Merde, ressaisissez-vous ! Sacha est « maniéré », dites-vous. Mais il est, tout simplement, il vit, il vibre, tout le contraire de Jack Lang, qui n’est qu’apparence et calcul – je ne connais pas votre beau-frère… Et son livre, que j’ai couru acheter ce matin ,que j’ai commencé même, me réjouit déjà.
« Un crachat de plus à la face de l’ »occidentalisme » décadent »… Non, pas un crachat justement : de la poésie, des mots, du burlesque et de l’absurde. Une voix singulière, quoi. Et il n’y en aura jamais assez pour dénoncer. Il faut croire que le roman peut sauver le monde. Sinon quoi? On consomme?
Mais non, r1, je ne suis pas du tout aigri. Un petit peu désabusé, peut-être (mais ce n’est pas la même chose, et je vous interdis de me classer par votre activisme dans la catégorie susnommée : la vie me remplit de joies, me nourrit, ses clowns et ses fadaises, un peu moins). Par contre, je ne me fais pas d’illusions sur la capacité de qui que ce soit, et surtout pas d’un roman, à changer le monde. Vous, oui. Et le pire, c’est que vous êtes plus vieux que moi (là je paraphrase max léon, je crois). Franchement ça me fait halluciner (pour parler jeune) que vous puissiez nourrir autant d’illusions à votre âge… Aucun roman ne changera jamais le monde : il peut juste changer votre capacité à le regarder, à un moment, et à le rendre plus habitable : l’art n’est pas là pour dénoncer, du reste, juste pour éclairer. Sinon je vais pour ma part me ruer sur le « Hyrock » en question, que je n’ai jamais lu, et qui m’a fait saliver par vos commentaires et ceux de Chr. Borhen, et je vous encourage doublement (si vous haïssez le capitalisme comme je le fais, sauf que moi je ne prétends pas le faire plier par mes écrits) à lire l’Insurrection qui vient : c’est un vrai brûlot, et vous y retrouverez je pense certaines de vos idées mises en mots par un garçon que je connais bien puisque nous avons fait nos études ensemble (un vrai petit bourgeois de l’élite intellectuelle banlieusarde qui a viré trotsko-anarchiste sur le tard, croyez-moi, si la révolution doit venir de quelque part, c’est de ce genre de types…)
PS: cela dit, je conçois parfaitement parfaitement qu’à l’aube de la parution de votre roman, vous ayez la volonté de changer le monde… ça paraît naturel.
J’ai choisi mes illusions ; je suis bien trop conscient de l’absurdité du monde (ah, Camus…) pour croire sans réserve à l’utilité de mes combats (par contre, je les crois légitimes bien entendus).
Car, et c’est ce que j’essayais de vous expliquer à Max et vous dans un autre commentaire, il n’y a pas pléthore de solutions. Le cynisme, la déprime, l’individualisme forcené et le consensus mou ne me convenant pas, j’ai décidé de croire qu’on pouvait changer le monde – d’ailleurs, nous sommes d’accord : changer un regard, pour moi, c’est déjà changer le monde. J’ai choisi mes valeurs, mes camarades, mes ennemis, ma morale. Et maintenant, je m’efforce de vivre en accord avec tout cela. Cessez donc de me prendre pour un idéaliste naïf (même si j’ai des idéaux) ou un rebelle fleur-bleue.
Mon volontarisme n’a rien a voir avec « l’aube de la parution de mon roman », que je prends beaucoup moins au sérieux que beaucoup de commentateurs ici veulent bien le croire !
Je comptais bien lire L’Insurrection qui vient et croyez-moi vous aussi, je serai le premier à rejoindre « ce genre de types ». Tous les résistants n’avaient pas écrit « Vers l’armée de métier » ; un certain même, pas forcément le moins courageux, avait publié « Le marteau sans maître »…
Dans ce cas, sachez qu’à mon avis les 80 premières pages sont particulièrement éclairantes sur l’état de notre monde (je n’ai jamais rien lu d’aussi dur : même Houellebecq n’est pas aussi déprimant), tandis que le reste sur l’organisation en communes me parait un peu illusoire et… passé de mode. Contrairement à lui, et à vous peut-être, je ne m’imagine pas qu’une révolution moderne puisse passer par les barricades. Internet a trop changé la donne et, sil y a une révolution possible, c’est probablement plus par l’art qu’elle viendra, c’est-à-dire par un changement dans la façon qu’ont les gens de regarder notre société (la bourse, internet, l’économie devant à mon avis être des alliés pour le créateur, des entités qu’il s’approprie par son travail, et non des ennemis). Je vous prends pour un idéaliste naïf ? Mais vous m’avez traité d’aigri. La vérité c’est que nous ne nous connaissons pas, r1. Moi j’ai tout un tas d’idées en tête pour « changer le monde », comme vous dites, artistiquement du moins, (c’est-à-dire en le recréant avec des mots), j’en ai déjà parlé avec des gens, un type comme max léon (que vous traitez de cynique alors qu’il n’est rien moins que clairvoyant : en tout cas je ne crois pas qu’il méprise les conventions) me parait en mesure de le comprendre, mais il faudra pour cela que l’on se rencontre un de ces quatre, car je ne saurais dispenser le fruit de mon travail et de plusieurs années de réflexion (avec parfois d’autres personnes) sur un medium aussi fuyant et désincarné que le net – fut-ce sur votre blog…
» mais il faudra pour cela que l’on se rencontre un de ces quatre, car je ne saurais dispenser le fruit de mon travail et de plusieurs années de réflexion (avec parfois d’autres personnes) sur un medium aussi fuyant et désincarné que le net – fut-ce sur votre blog… »
CEST DE LA DRAGUE SEXUELLE !
Détrompez-vous, billy lo, moi, mon genre, c’est plutôt Jack Lang, quand il n’est pas doublé par le fantôme de mon beau-frère…
Je valide : c’est de la drague sexuelle à fond du ballon !!!
Ah oui au fait, le jour où le roman sauve le monde, vous me faites signe, j’attends de voir ça…
…
– Vous connaissez la blague du communisme qui sauve le monde ?
– Non.
– Merde, j’espérais que vous alliez me la raconter.
gag.
ça c’est du cynisme, justement, ce que dit Stoni, et non pas ce que Max Léon s’est efforcé de faire en nous ouvrant les yeux… (je cherchais la définition)
Stoni t’es un mauvais communiste ! Tu devrais avoir honte ! Rigoler sur le communisme qui sauve le monde ? Je vais demander à ton sale parti de stals qu’ils t’excommunient dans la seconde !
A moins que ALAIN soit en train de te faire de la DRAGUE SEXUELLE à toi aussi !
Détrompez-vous là encore, billy lo, Alain n’est pas non plus amateur de jeunes marxistes cyniques et sans illusions, Alain a d’autres ambitions, tout comme Alain Delon – son double dans le show business-, il vise plus haut, il modèle sa course sur celle du vautour sans scrupules qui picore les toutes dernières graines du capitalisme triomphant dans une Athènes en ruines – véritable pays d’origine de Sodome, chacun le sait, et là où tout a commencé…
Mais qu’est-ce que j’ai dit qui allait pas, encore, moi ? Franchement j’ai rien fait !!!! Là c’est vraiment gratuit.
« Last night a marxist saved my life… »