Vase grec (détail) - Vème siècle

Je crois qu’ils nous conditionnent. Ils préparent le terrain.
Austérité, se serrer la ceinture, faire des efforts, tout cela bien sûr pour sauver le pays, la Nation en danger, on ne peut pas faire autrement, pas d’autre solution, le FMI a validé, les Ministres des finances ont accepté, mais attention ! régime (des colonels si ça continue), mesures draconiennes, gagner moins et payer plus, baisse des salaires, indispensable, nécessaire, faillite, faillite, FAILLITE, faillite, faillite (alors, vous avez peur?)
On a compris.
Ce qui nous attend.
C’est comme pour les médicaments risqués, ou les vaccins : on teste toujours sur les pauvres, les habitants du tiers-monde et si ça marche, on lance sur le marché. Au début du millénaire, on avait déjà testé sur les Argentins, juste avant la Coupe du Monde de football 2002, c’était malin, du coup l’équipe de Batistuta, Veron, Zanetti, Aimar, Crespo, grande favorite, a raté sa compétition. Quand j’écris qu’on a « testé », ce n’est pas l’efficacité des mesures sur le bien-être de la population mais la propension de celle-ci à se révolter, à prendre le pouvoir, à pendre haut et court. Quelques « cacerolazos », quelques morts, quelques pillages et hop ! le libéralisme politique a pu en Argentine poursuivre son pillage en règle du pays – un peu de com’, beaucoup de répression, changement d’hommes mais pas de système.
Aujourd’hui, on teste sur les Grecs et, si le peuple accepte sans rechigner de payer (cher) pour les spéculateurs du monde entier (car ce n’est pas autre chose qui se passe, arrêtez de nous enfumer), on peut considérer que nous n’en avons plus pour longtemps avant de subir le même sort. Remarquez, nous sommes prêts: dans cette position caractéristique de l’autruche, la tête dans le sable, notre fondement se trouve bien exposé, à bonne hauteur, tout prêt à recevoir l’offrande… Plus besoin d’aller se faire voir chez les Grecs pour pratiquer, il suffit d’attendre un peu.

  54 Responses to “La sodomie pour les nuls”

  1. C’est tout vu : ce texte figurera dans les an(n)ales.

  2. Désolé mais c’est bête votre texte : c’est du second degré ? Vous connaissez les ressorts de la crise grecque ? La seule chose vrai, par contre, c’est que ça nous pend au nez.

    • Je n’ai pas, cher max léon, besoin de connaître « les ressorts » de la crise grecque pour en connaître les causes, qui sont malheureusement les mêmes partout : les appétits insatiables de quelques-uns (ceux qui font les règles du jeu) ne laissent que des miettes à beaucoup beaucoup d’autres. Et ne me rétorquez pas que c’est simpliste, prenez juste un peu de recul.
      Maintenant, si vous vous inquiétez pour mon degré d’instruction, de savoir si je me documente ou pas, je vous rassure. Tenez, j’ai même un cadeau ici, ou un autre .
      Donc oui, c’est du cynisme mâtiné de second degré, pour masquer ma colère et ma tristesse devant notre triste destin…
      Merci d’être passé par ici, j’espère que ma « bêtise » ne vous aura pas découragé de revenir.

  3. Je ne peux que vous indiquer que la spéculation financière n’est qu’un facteur très secondaire et très tardif de la crise grecque. Votre « analyse » est donc simpliste et pas pertinente. Je peux comprendre que l’économie ne soit pas votre truc mais il faut dans ce cas être encore plus rigoureux quand vous vous y risquez. Si vous voulez, c’est comme si un lecteur de roman de gare disait que Céline ne sait pas écrire parce qu’il met des points de suspension partout : quand un lecteur plus averti lis ça, il sourit et passe son chemin.

    Le Monde diplomatique est un medium un peu « orienté » (ce qui ne veut pas dire inintéressant) : vous devriez diversifier vos sources.

    Le « système » me semble être un bouc émissaire comme un autre, une façon de dormir tranquille, de trainouiller sur internet et de jouer à l’écrivain avec la bonne conscience de l’homme charitable. C’est un peu trop facile pour être intéressant. De mon point de vue, de toute façon, l’idéologie (puisque c’est de ça qu’il s’agit) est le contraire de l’intelligence.

    • Je ne me place pas du point de vue de l’économiste mais de l’idéaliste.
      Vous pouvez m’expliquer tant que vous voulez les ressorts de la crise grecque d’après l’analyse économique, ce serait comme un médecin qui m’explique ce que fait le SIDA dans le corps d’un gamin et comment on peut essayer de combattre ce virus. Moi ce qui m’importe, c’est pourquoi et comment ce gamin a été contaminé et ce que l’on peut faire pour que d’autres ne le soient pas.
      J’ai les armes intellectuelles pour comprendre une vision purement économiste de ce qui se passe en Grèce et, si je ne crois pas la spéculation financière aussi secondaire et tardive que vous, je sais que ce n’est pas la seule cause. Mais cela ne m’intéresse pas (et je ne prétends pas que ce soit inintéressant).
      In fine, je me répète, nous en sommes arrivés là, en Grèce comme ailleurs bientôt, comme en Argentine avant, parce que nous vivons dans des sociétés même plus immorales mais amorales. Parce que le politique, qui devrait se soucier du « vivre ensemble », parce que l’idéologie dominante ne véhiculent plus (si elles l’ont jamais fait) de valeurs incontestables sur quoi construire le bien commun. Comment pouvez-vous nier que nous en soyons là parce que notre organisation politique et sociale, inféodée à l’organisation économique du monde, à sa marchandisation, a failli? Appelez cela de l’idéologie, du gauchisme, de la naïveté, ce que vous voulez mais prouvez-moi le contraire. Prouvez-moi que ce n’est pas la cupidité de quelques-uns qui, in fine, nous a mené au bord du gouffre.
      Après, on peut toujours ratiociner, vous pouvez essayer de me vexer (ça ne marche pas, j’ai conscience de mes limites et de mon statut de bien-pensant occidental), critiquer mes billets (attention, j’aime bien, les critiques et le débat, ne vous gênez pas !) mais et d’une ce n’est pas un blog d’économiste et de deux, la pensée a besoin pour se développer d’un espace autrement important: ce que j’écris ici est bien sûr la version simplifiée de ma pensée, mise en forme pour, modestement, et peut-être maladroitement, faire réfléchir à l’ordre du monde.
      Je serai très heureux de voir ou lire quelle est la vôtre, de contribution.

  4. J’ai bien peur pour ma part de devoir me ranger du côté de maurice c’est la nuit. Ce n’est pas qu’un système qui est en cause dans la crise grecque, il n’y a pas de « gros méchants » derrière le système en général et, à mon avis, ce n’est pas la cupidité de quelques uns qui fait faillir les systèmes mais, éventuellement, le suivisme de tous. Mais vous vous placez effectivement plus en idéaliste, r1, ce qui est effectivement un peu périlleux pour un écrivain.

    • Je veux bien entendre vos arguments, Alain. Si ce n’est pas un « système », alors quoi? Le Destin? la fatalité? L’incompétence des Grecs? Ils sont fainéants peut-être… Et je ne parle pas de « gros méchants » mais bien de gros cupides, d’arrivistes, de conservateurs (à qui profite le crime?) et, effectivement, de suiveurs, ceux qui voudraient bien en croquer.
      Je ne vois pas ce qu’il y a de périlleux à se positionner en idéaliste? Qu’est-ce qui fait avancer, qu’est-ce qui nous meut sinon les idéaux?

      • Ce qui nous meut ?… L’humanité, peut-être, et dans ce cas l’humaniste que vous êtes ne devrait pas tenter de résumer une affaire de faillite nationale par de sinistres petites spéculations qui ne sont que quelques malversations de plus dans l’histoire du profit et du capitalisme (un système qui, quoi que vous en disiez, a tout même fait ses preuves dans l’histoire de l’humanité). Je crois que Max léon fait allusion un peu plus loin à la nature humaine ; voilà peut-être ce qu’il y a de plus significatif dans cette affaire : le vieux monde grec classique va sombrer comme tous les anciens modèles économiques de la vieille Europe parce qu’ils ne peuvent plus résister aux écartèlements divers et aux prises d’intérêts multiples de nations plus jeunes, et probablement plus retorses à ce jeu qu’est le capitalisme. Ce n’est pas très optimiste, mais c’est la vérité, j’en ai bien peur. Sinon, parce qu’il faut bien l’avouer, quand même oui, les grecs sont un peu fainéants…

        • Eh bien moi je refuse ce fatalisme, je refuse de penser que parce que le capitalisme financier et sa doxa ultra-libérale ont recouvert la planète de leurs rejetons sans scrupules et aux dents longues, de leurs médias aux ordres et de leurs chiens de garde sociaux-démocrates, de leurs Iphones et de leurs Nike (j’en ai aux pieds au moment où je vous écris…), c’est la preuve de son irréfragabilité. Non, c’est la preuve de son efficacité, ce qui est différent, efficacité à endormir les cerveaux en jouant sur l’affect et les pulsions, efficacité à anesthésier l’intelligence, le multiple et le partage au profit de l’émotionnel, de l’individuel et de la consommation égoïste.
          Toute particulière qu’elle soit, la situation grecque n’en est pas moins symptomatique d’un monde qui marche sur la tête. Alors oui, c’est comme ça, que voulez-vous y faire? les temps sont durs… NON NON et NON ! Arrêtons de nous voiler la face : nous sommes dans une société, un monde, injuste, inégalitaire, violent et barbare.
          La barbarie étant l’inverse de la civilisation.
          Choisissez votre camp, Alain…

          • Bon, eh bien, j’arrive un peu après la bataille… Je suis globalement d’accord avec ce que dit Max Léon par la suite : le capitalisme n’est pas selon moi une doxa ou une idéologie, mais un état de fait, relatif à la nature humaine et à sa volonté de domination, et les intentions que vous nourrissez à son endroit en vous imaginant qu’on peut la faire changer (ou simplement évoluer) ne sont rien moins qu’idéalistes. Je ne saurais pour ma part vous conseiller la fréquentation d’une communauté de chimpanzés (salissante, à l’usure), ni même la re-lecture de l’Homme sans qualités (ennuyeuse selon moi à partir du second tome), mais une bonne cure de voyage dans les bas fonds de l’humanité telle que vous risquez fort d’en connaître en côtoyant les éditeurs (pouah, cette race inepte) vous permettra peut-être de relativiser l’aptitude à évoluer que vous semblez priser pour vos contemporains (au sujet de notre « lenteur » d’évolution, je préconise plutôt la lecture de la psychologie de masse du fascisme, de Wilhelm Reich, 1933). Je suis content d’apprendre que Max Léon est peut-être plus jeune que vous (je l’aurais parié, mais il continue à faire son Maurice-c’est-la-nuit en prenant des airs renfrognés de « vieux con avant l’heure », incarnant par là même magnifiquement ce bon vieil ectoplasme de l’être humain inapte à évoluer aussi rapidement que vous le souhaiteriez – tout cela à l’heure de la machine et de l’Internet, tout de même, ce n’est pas très moderne…)
            (Ce qu’ils sont loin les grecs, « sodomisés à sec »)

            • C’est vous qui êtes idéaliste alors (ou aveugle, mais vous connaissez le proverbe…) si vous pensez que des cerveaux et des intérêts ne sont pas à l’œuvre derrière l’ordre du monde, et ils n’ont pas pour finalité le bien commun. Ce n’est pas tomber dans le fantasme du complot que de l’affirmer : des gens déploient des stratégies pour survivre le plus confortablement possible, au détriment d’une majorité de leurs semblables. Cela ne me paraît pas être un constat « soviétique »…
              Et vous Alain, quels sont vos engagements? Vous contentez-vous de lire en cultivant votre jardin? (pas en même temps, hein ! sinon je plains les carottes…)

              • Là encore, je ne suis pas d’accord. Il y a belle lurette que les monstres informels dont nous parlons depuis un moment (le capitalisme, la bourse, mais aussi la mode, le marketing ou la publicité) ne sont plus contrôlés par personne, et ne le seront plus désormais. C’est là toute l’originalité de la situation dans laquelle nous vivons depuis quelques décennies, que d’avoir fini par engendrer sans le vouloir des entités complètement désincarnées que nous ne sommes plus capables de diriger, et que personne, nommément, ne saurait contrôler ou orienter dans un sens plutôt qu’un autre (souvenez des dernières crises boursières en date, du déferlement d’informations lorsqu’il s’agit de faire le buzz, ou encore de la psychose due à la grippe A l’année passée : tout cela sont des phénomènes inédits auxquels vous ne pouvez pas attribuer de géniteur, ou alors bien lointains, au point qu’ils semblent presque avoir renié leur créateur). Comme le dit le ver des sables dans l’œuvre d’anticipation de Frank Herbert (Dune) : il faut voir les plans à l’intérieur des plans, r1. Il y a bien évidement des gens qui profitent, qui s’en mettent plein les fouilles, mais comme toujours depuis toujours, et ils n’en élaborent pas pour autant de stratégies machiavéliques pour s’enrichir au détriment de leurs semblables. Ils s’enrichissent au détriment de leurs semblables, tout simplement. Que vous vouliez le changer est une chose louable, mais n’allez pas non plus vous fourrer à vous aussi le doigt dans l’œil en leur prêtant plus d’intentions qu’ils n’en ont. Lorsque vous serez un artiste reconnu, et adulé des foules, ne succomberez-vous pas vous aussi à la tentation du copinage pour aider sans souci du discernement ou de l’équité un vieil ami dans la galère, en défendant par exemple son dernier roman douteux comme votre prochain post sur ce site peut le laisser présager ?… Les plans à l’intérieur des plans, r1… Quant à mes engagements, eh bien, ils se situent sur le long terme, mes rapports avec l’édition n’ayant pas été comme vous avez probablement dû le comprendre très heureux par le passé, mais je suis « suivi », comme un malade de longue date de l’existence et de ce « conflit avec le monde » que nous faisons tous un jour lorsque notre sensibilité est trop exacerbée, et notre espoir mis à mal.

                • Remplacez « faisons » par « connaissons » dans l’avant dernière ligne…

                  • Je dois bien avouer que le monde décrit par Alain ressemble plus à celui que je connais (sauf sur L’Homme sans qualités, ne l’écoutez pas : le début du second tome, autour de la relation pseudo-incestueuse entre Ulrich et sa soeur, est un moment de lecture extraordinaire).

                  • Si je veux, c’est mon blog !

                • Alain, je ne dis pas que quelqu’un contrôle la pub, la bourse ou le capitalisme j’affirme qu’un État peut interdire la pub, fermer la bourse, faire fusiller ses traders.
                  Vous me dites que des gens s’enrichissent, tout simplement. Bien sûr. Mais le « lobby des gens qui s’enrichissent tout simplement » (appelez-le l’UMP si vous voulez, je ne ferai quant à moi pas de tel raccourci, c’est pour vous expliquer), lui, il élabore des stratégies machiavéliques, désolé de vous l’apprendre. Et toutes ne sont pas médiatisées.

                  Si je peux vous lire, je me ferai un plaisir d’aller acheter votre travail.

                  • A mon avis, les hommes n’ont plus ce pouvoir que vous leur prêtez sur les entités qu’ils ont eux-mêmes créées, mais l’on peut toujours s’illusionner sur les moyens politiques d’une entité supranationale à vocation totalitaire. Non, les riches n’élaborent pas de stratégies machiavéliques pour nuire à leurs semblables, désolé de vous le répondre, mais ce sont là encore des préjugés d’extrême gauche, les riches s’enrichissent parce qu’ils aiment ça (c’est comme un truc de gamin pour eux, le jeu de rôle de l’entreprise, mon père a fait partie des hautes sphères de la finance et je peux vous dire que ce sont de fieffés calculateurs, mais pas des tortionnaires – je l’explique, je n’excuse pas). Quant à mes écrits, j’ai bien peur qu’ils ne soient plus disponibles sur le marché depuis un moment, mais si vous voulez qu’on communique en dehors de votre blog –je dois pouvoir trouver votre mail–, je vous confesserai les véritables lettres dans l’ordre du désastreux chamboule tout de lettres auquel vous avez eu affaire jusqu’à présent (« Alain Isaac G. Cor » étant en réalité mon double sur le net, l’avatar à vocation sociologique et intellectualisante de ma réelle enveloppe charnelle humaniste et torturée…)
                    Et, une fois que nous nous serons trouvés, nous inviterons Max Léon à boire le T !…

                    • Alain, vous allez m’énerver…
                      Les dominants élaborent je persiste des stratégies pour continuer à dominer. Pas pour nuire à leurs semblables, nous sommes d’accord. Sauf que cela nuit de facto à leurs semblables. Qu’on leur dit, aux dominants, qu’ils sont nuisibles, même sans le vouloir, même sans faire exprès. Mais ils s’en foutent. C’est quand même une nuance de taille, je ne suis pas totalement idiot non plus. Je n’imagine pas des petits Bill Gates avec des Laurence Parisot en train de comploter pour torturer des gentils ouvriers chinois. Ils s’en foutent des ouvriers chinois. Les ouvriers sont des variables d’ajustement. C’est en cela que vos amis (et parents) les dominants sont inhumains. Et arrêtez de croire que je suis d’extrême-gauche : je suis citoyen, à la fois individu et membre du corps social, avec une morale, des principes et des valeurs.
                      Je boirai donc volontiers le thé avec max et vous (mon mail est sur ma page de présentation, onglet « qui ») parce que pour l’instant et en vous y mettant à deux, vous n’avez pas été fichus de me dire sur quelles valeurs vous construiriez une société (et jugez la nôtre), juste de constater que l’homme est mauvais et donc on ne peut rien faire et le système nous échappe, comme c’est triste (Alain) / comme on rigole (max).
                      Super les amis, on va aller loin avec vous. A ce sujet, pour demain, méditez la phrase de Maurice Biraud dans Un taxi pour Tobrouk : « un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche ».

          • Je rajoute, puisque je viens de lire votre billet tout juste tombé, que votre façon de penser est très touchante, mais que vous ne pouvez pas demander à un artiste, s’il en est, de vouloir changer le monde : c’est ce qu’il s’efforce de faire chaque jour par l’écriture, simplement…

            • Là encore je m’inclurais bien dans la catégorie, sachant que le mot « artiste » me gêne considérablement (invention du romantisme, développée par la société du spectacle… et la SACEM, pour justifier le droit d’auteur).
              Mais écrire et faire ne sont pas exclusifs l’un de l’autre.

  5. Je ne sais pas. Il me semble que les travers que vous dénoncez sont très largement répandus sans distinction de condition sociale. Les « quelques uns » ce serait plutôt ceux qui ne sont pas sujet à ces travers. Il me semble que ces travers sont plus liés à la nature humaine qu’à l’organisation socio-économique dominante du moment.

    Vous dénoncez un système socio-économique mais quel est ce système ? Depuis quand est-il en place ? En quoi consiste-t-il ? Les souffrances de l’humanité, les inégalités sont-elles apparu avec ce système ? A-t-il existé ailleurs, à d’autres époques, de meilleurs systèmes ? Voilà les questions intéressantes. Vous vous intéressez à la littérature, apparemment : au travers des livres, interrogez les époques, les civilisations. Certes, les post marxistes (qui ont leur intérêt) ont largement phagocyté la pensée française post guerres mondiales (existentialistes, situationnistes, structuralistes,…) mais il existe des horizons viables (et à mon sens beaucoup plus féconds) au-delà du post-marxisme.

    • Mais qu’est-ce que faire œuvre de civilisation sinon influer sur la « nature humaine »? De deux choses l’une : soit effectivement nous nous laissons glisser sur la pente de nos instincts, et c’est la loi du plus fort, du plus puissant, du plus rusé, du plus manipulateur, et le règne de la violence, physique et/ou symbolique, soit nous voulons transcender notre animalité, nous socialiser, et nous devons choisir sur quels fondements construire notre monde.
      Là intervient le choix, l’idéologie si vous voulez, qu’importe.
      Pour moi, il faut construire sur des valeurs, des principes, visant à estomper les inégalités naturelles. Des trucs simples : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fît », « ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui », pas question là de « post marxisme » ou de christianisme social. Juste, oui, ça sonne un peu Patrick Sébastien, je le déplore, d’humanisme.
      Je ne suis pas bêtement angélique (les gentils pauvres et les méchants riches) et ne regrette pas un hypothétique « âge d’or »; je ne vous ai pas attendu, pardonnez-moi de vous le dire, pour m’interroger sur les pourquoi et les comment, l’histoire, l’apparition du capitalisme, les dessous sa financiarisation, ni pour aller voir ce que proposaient certains penseurs brillants de la « Nouvelle Droite » (à vrai dire, je me fiche pas mal des catégorisations.) ou lire le programme de Bayrou.
      Mais justement aujourd’hui, nous savons. Ce qui se passe ailleurs. Ce qui s’est passé avant. Nous savons. Et que faisons-nous? On regarde les Grecs morfler en serrant les miches et en priant pour que si ça advient chez nous (bientôt, donc, nous sommes d’accord), la lettre de licenciement arrive chez le voisin.
      Et pour en revenir à notre problématique de départ, regardez comment se portent les établissements financiers sauvés par l’argent public et comment se portent les finances publiques des États qui ont sauvé leurs banques…
      Bref…
      De toute façon, si vous trouvez normal qu’un publicitaire gagne 20 fois plus qu’un éboueur ou une infirmière, qu’un trader gagne 50 fois plus qu’un flic, que Dassault soit milliardaire, que Lagardère contrôle des télés, des radios et des journaux, qu’un patron du CAC40 gagne 250 fosi le SMIC, c’est effectivement que nous n’avons pas la même vision de ce que devrait être la société – et la mienne, de vision, ce n’est pas « tous égaux » mais plutôt « les forts protègent les faibles ».

  6. Gênant cet échange dans l’ absence de l’opposant ‘maxléon’ d’une explication historique et rationnelle en quelques lignes qu’un prof lambda en bts section économie pourrait offrir du cas de la crise en Grèce. Quant aux considérations sur les sources – Le Monde Diplomatique dans l’exemple – L’opposant maxléon d’une mauvaise foi indigne d’un homme cultivé en la matière sans citer de sources. Il pourrait évoquer ‘ Le courrier international ‘, ‘ LCI’, ‘CNN’, les journaux en ligne américains, je lis le ‘Huffigton post’ arch, mais aussi ‘Le Point’, ‘L’express’, archarch! et ‘ Le Monde’ ect ect Une étudiante de vingt-ans soufflerait dans nos bronches en se serrant les côtes.C’est dommage. Et Madame Michu serait aussi contrariée…

  7. R1, je pense vraiment que vous manquez de recul.

    Allez donc vivre quelque temps dans une communauté de chimpanzés : je pense que vous pourriez être surpris de ne pas être très dépaysé. L’injustice, les inégalités, la violence, dans les sociétés de chimpanzés sont-elles des corollaires du capitalisme ?

    • J’avais pourtant l’impression de m’être exprimé clairement…
      Je ne dis pas que le capitalisme engendre injustices, inégalités et violences, je dis qu’il les exploite et les renforce pour assurer la domination de quelques-uns. Et je dis qu’être civilisé, à mon sens, au XXIème siècle, c’est au contraire vouloir construire une société plus juste, plus équitable, moins violente que l’état de nature.
      Allez, prenez dix minutes et regardez ça…

      • r1 était clair pour moi en tout cas. Mais je ne sais pas encore si j’ai compris ses arguments par bêtise ou humanisme…
        Quant à la vidéo sur l’empathie, elle m’a presque donné envie d’avoir un hippo pour ami, c’est grave docteur ? vive émotion…

        • Si tu as un doute, choisis la réponse qui te semble la plus valorisante pour toi… Humanisme donc. Ou hippopotisme?

      • Je crois que vous êtes plus vieux que moi mais vous faites plus jeune… Moi – je dois être une sorte de vieux con -, il me semble que vous pourrez mettre n’importe quel système en place, il y aura toujours quelques minorités privilégiées et/ou dominantes et une majorité moins bien loties (prenez un forum sur le tricot, par exemple, je suis sûr que vous trouverez une petite minorité dominante qui tire les ficelles dans l’ombre).

        Après, on peut se pencher sur la condition concrète des classes dites « défavorisées » ou « dominées ». Est-ce une condition si détestable ? Je ne sais pas. Peut-être justement n’a-t-on pas vraiment besoin d’un 100 m² dans le 6ème, d’une grosse voiture allemande, d’une rolex ou de vacances aux Seychelles. Chez Dostoievski, par exemple, on peut lire : « Ce n’est pas seulement à notre époque, à cause de je ne sais quelles circonstances fortuites, mais c’est de tout temps, en général, qu’un honnête homme doit être un lâche et un esclave. » On peut lire, ou relire, L’homme sans qualités, également, pour relativiser l’intérêt, ou l’attrait, de toute « réussite sociale » (quoi que, il y aurait d’autres éléments à discuter).

        • Je suis d’accord avec vous sur la première partie de votre réponse et justement, un système « juste » devrait s’efforcer de limiter le pouvoir de nuisance des « méchants » (vicieux, manipulateurs, dominateurs, violeurs, footballeurs, tradeurs, etc.)
          Ensuite, je veux bien trouver de la poésie dans la vie du sans-abri qui squatte tous les soirs avec son chien (Taya) sur le banc en bas de chez moi mais je doute que vous ou moi souhaitions échanger notre place avec lui… Même si on se passe très bien de Rolex et de Benz Benz Benz. Moi je m’en fiche du luxe et de la richesse, et je ne veux certainement pas les ériger en idéaux; je n’ai pas envie non plus d’interdire à ceux pour qui ce serait un but ultime de consacrer leur vie à s’engraisser. Je pense simplement qu’il faut mettre des limites pour ne pas qu’ils le fassent au détriment des autres, en leur marchant sur la gueule ; instaurer un revenu maximum par exemple, et/ou surtaxer au-delà d’une certaine fortune, car n’oublions pas que l’impôt est censé bénéficier à tous, c’est une politique REDISTRIBUTIVE (oui, je sais, ça semble difficile d’imaginer que tel est sa vocation première…)

          • L’exemple des SDF est un mauvais exemple. Les SDF ne le sont pratiquement jamais pour des raisons socio-économiques, plutôt pour des raisons psychologiques (incapacité à assumer un travail ou un logement, in fine, une vie sociale normale) : j’ai vu des cas où on payait une chambre d’hotel à un SDF… et il finissait par aller dormir dans la rue quand même.

            Ce qui amusant, c’est que vous déplorez la condition des pauvres mais ne préconisez que des mesures pour limiter les richesses (c’est très « soviétique » comme posture, d’ailleurs). Qu’est-ce qui vous pose vraiment problème, que les riches soient riches ou que les pauvres soient pauvres ? Ce ne sont pas nécessairement des vases communiquants.

            Un revenu maximum? – C’est difficile à mettre en place à un niveau local (ça donnerait un avantage compétitif aux étrangers). Surtaxer au-delà d’une certaine fortune ? – Heu, vous savez, on fait déjà très largement ça. Après, on peut s’attaquer à l’évasion fiscale sous toute ses formes : un gros boulot est actuellement engagé sur ce point.

            Enfin, nos sociétés sont déjà largement redistributives. Je ne l’ai plus en tête mais vous pourriez, je pense, facilement retrouver le pourcentage du PIB qui est redistribué (sur un budget de l’Etat d’environ 1000 Milliards, environ 450 vont aux dépenses de sécurité sociale). On peut naturellement bouger un peu le curseur mais la marge de manoeuvre n’est pas si large que ça, au-delà d’un certain point, on contrarie l’initative individuelle ce qui pénalise, in fine, la communauté dans son ensemble.

            • C’est très difficile de discuter avec vous max car je vous parle valeurs et principes, en tâchant de les illustrer d’exemples, et vous faites des généralités erronées à partir de ces exemples.
              Quel est votre légitimité à parler des SDF ? Êtes-vous un sociologue spécialisé dans l’exclusion? Est-ce votre domaine de prédilection? Moi je ne vous parlais pas des SDF (entité floue et vague, super pour le JT de TF1) mais de celui qui est tous les soirs en bas de chez moi.
              Ensuite, limiter l’écart de revenus entre les humains me semble, oui, être le fondement d’une société juste. Je ne sais pas ce que « soviétique » veut dire : au sens de Lénine? de Trotski? de Bejnev? Et je ne préconise rien ni dans ce billet, ni dans mes commentaires (vous serez d’accord avec moi pour penser que sur un sujet aussi sérieux, cela ne le serait pas, sérieux). Ce qui me pose problème, je ne sais plus comment vous le dire, c’est l’INJUSTICE, l’INIQUITÉ et la FÉROCITÉ de notre environnement, avec leurs corolaires d’agressivité, d’irrespect, de stress et de détresse. Richesse et pauvreté ne sont que des conséquences et des unités de mesure. Le vrai souci, c’est l’inhumanité.
              Ensuite, vous me parlez d’avantage compétitif aux étrangers mais qu’est-ce que j’en ai à foutre? Nous ne sommes pas dans la même logique : vous raisonnez à l’intérieur du système, avec ses présupposés, en partant du principe qu’il est sinon bon du moins indépassable. Moi je le vois du dessus, dans sa globale absurdité – et ne me faites pas rire avec la lutte contre l’évasion fiscale, voulez-vous?… Ça s’appelle de la propagande, et pour quelqu’un qui fustige l’idéologie comme ennemie de l’intelligence, ça n’est pas très sérieux. Tout comme le lien « naturel » que vous faites entre « initiative individuelle » et bien être de la communauté – on dirait un cours d’économie de prépa école de commerce.
              Plutôt donc que de pinailler, expliquez-moi dans quel société vous avez envie de vivre, selon quelles valeurs fondatrices?

  8. Il se trouve qu’une personne qui m’est très proche travaille bénévolement pour la réinsertion des SDF. Mais sans doute connaissez-vous mieux le problème… heu, à quel titre, au fait ? Allez lui parler, au SDF en bas de chez vous, proposez lui de dormir dans votre salon, de faire quelques travaux pour vous en échange d’une petite rémunération (suis-je bête, avec tous vos bons sentiments, vous l’avez sans doute déjà fait !) : vous comprendrez peut-être.

    Je ne trouve pas le monde particulièrement féroce, je le trouve plutôt mou : ça doit être une question de nature. Dans quoi travaillez-vous ? Quels sont vos revenus ?

    En effet, vous prenez du recul, mais pas assez. Le système est absurde ? Mais la vie est absurde ! Le réel est absurde. Vous croyez dissoudre l’absurdité existentiellle dans de l’aide sociale ? Vous me semblez de plus en plus jeune… Notez, moi, j’aimerais bien un monde avec des super-héros (quoi que… ce sont là des inégalités qui pourraient sembler intolérables) mais j’ai aussi la faiblesse de ne pas y croire.

    • J’ai moi aussi bossé dans l’insertion, pendant 5 ans. Et je ne vois pas ce que je vais « comprendre peut-être » en allant lui proposer du travail ou un toit. Qu’est-ce que vous défendez? L’idée que tous les SDF sont des incurables malades mentaux? Que les chômeurs sont des fainéants? Je vous ai proposé de me dire sur quelles valeurs vous voudriez voir la société construite, et vous ne me répondez pas. Vous êtes un individualiste? un anarchiste? un cynique? (tout cela ne s’excluant pas).
      Allez parler de « monde mou » aux salariés pressurés, stressés, aux maçons de 50 ans sur des chantiers sous la pluie, aux caissières en CDD… Le mond eest féroce, max, que vous le vouliez ou non.
      Vous êtes intelligent, vous avez des idées mais vus avez laissé vos sentiments, vos émotions, votre humanité au placard. Oui la vie est absurde, et le réel aussi. Et alors, une fois qu’on a fait ce beau constat, on s’assied et on attend? Dans ce réel absurde, des gens souffrent, pour de vrai. Vous parlez de notre différence d’âge : je ne sais pas ce que vous avez vu, vécu, mais j’ai l’impression que ce n’est pas grand chose, pas grand chose qui vous ai touché personnellement s’entend. Oui l’empathie, oui la compréhension du monde, oui les lectures… Immergez-vous dans le vrai monde absurde sans vos protections intellectuelles et revenez discuter avec moi, ce sera avec plaisir. parce que votre faiblesse, ce n’est pas de ne pas croire aux super-héros, c’est de ne croire en rien.
      Dommage…

      • Dans le privé, je suis une midinette, je vous assure.

        Personnellement, je ne crois pas que l’organisation socio-économique soit le principal facteur de souffrance, de mal-être (ni de bien-être, d’ailleurs, naturellement) chez les individus, ça me semble être une vision par trop matérialiste des choses, mais, là, on pourrait en débattre à l’infini. C’est, en tous cas, il me semble, une piste de travail intéressante.

        • C’est en tout cas intéressant de débattre avec vous.
          Je ne sais pas où vous êtes (géographiquement s’entend) mais si vous voulez qu’on se croise un jour autour d’un thé (les midinettes boivent du thé, non?)…

  9. Attention, attention, r1, comme le disait fort doctement Giscard d’Estaing à François Mitterrand lors de leur célèbre duel télévisuel en 1974, vous n’avez pas le monopole du cœur. Vous ne pouvez pas savoir si max léon n’a pas été blessé personnellement au point de s’emmurer dans ses « protections intellectuelles ». C’est bien souvent plutôt le lot de ceux qui n’ont pas été blessés personnellement que de recourir à des combats idéologiques qui les dépassent…

    • Je suis bien placé pour le savoir, étant moi-même assez tardivement sorti de ma tour, éburnéenne seulement… Donc je me permets.

  10. Ce qui me fait penser pour conclure avant la pause du déjeuner – car on ne saurait passer son temps à s’insulter, il faut aussi se sustenter-, à une petite citation de Nabokov :  » Ce qui caractérise une œuvre de premier ordre (d’une œuvre de second ordre), ce n’est pas le conflit entre les personnages, mais celui de l’auteur avec le monde. »

    • Ah mais nulle invective dans nos échanges, vous l’aurez remarqué; tout cela se déroule le plus civilement du monde !
      (J’aime bien cette citation. Affirmer que je m’y retrouve serait un peu prétentieux alors prenons-là pour un… idéal ?)

  11. Putain, ça y est j’y comprends plus rien.

  12. Lool Stoni t’as pas le niveau conceptuel mon coco.

  13. En fait Alain il veut juste qu’on lise ses vieux bouquins des années 40 !!!

    • Si c’est Alain Bougrain-Dubourg, je ferme mon blog ; si c’est Alain Minc, je prends ma carte à l’UMP.

      • Cher r1 (vous permettez que je vous dise cher ?),
        Les stratégies de domination dont vous parlez sont plus ou moins les mêmes que celles que vous mettez en branle pour me convaincre. Cela a trait à la nature humaine, encore une fois, et à sa volonté de dominer. Je ne cherche pas pour ma part à vous convaincre, ni max léon, d’ailleurs, je crois, j’ai simplement essayé de partager une vision du monde, sans pour autant m’illusionner sur ma capacité à le faire changer. Après vous allez me dire encore une fois : qu’est-ce qu’on fait ?… Je n’en sais rien pour vous, mais moi j’ai perdu toute illusion de changer le monde par la politique : j’essaie de le faire dans mes écrits, à ma petite échelle, en espérant forcer la conscience à même de vouloir se réveiller de le faire (c’est-à-dire ceux qui veulent lire, penser, ressentir). Méditez à votre tour la phrase que vous nous avez soumise : je ne crois pas que la somme de tous les « cons qui marchent » (et qui votent, malheureusement) ne nous permettent d’aller bien loin non plus, même s’il est vrai que, pragmatiquement parlant, l’intellectuel aussi ne décolle pas. Au reste, je ne suis nullement un intellectuel (mon avatar, peut-être, mais pas moi), mais un écrivain, comme vous, et je n’ambitionne que de toucher, mais sans être naïf, ni refourguer de la camelote idéologique pour « jospinistes de salon ». Je crois que l’on ne devient écrivain que lorsqu’on a fait le constat qu’écrire, ce n’est qu’écrire, et que de vivre ne se situe pas forcément à l’opposé, ou en dehors, mais se trouve bel et bien inclus dans la proposition de départ qui est : écrire (comme une cruelle et douloureuse décision, ou les prémisses d’un syllogisme dont on ne détiendrait jamais la conclusion) et parvenir en quelque sorte à circonscrire les contraintes du monde autour dans son écriture. Aussi je comprends parfaitement vos arguments qui sont d’un ordre idéologique, tandis que les miens (et peut-être ceux de max léon) se situent plus sur un plan artistique (c’est-à-dire que comme moi il chercherait à englober le monde dans son écriture, et non à le faire changer). Je ne suis pas insensible aux souffrances des petits chinois qui triment à l’autre bout de la planète, ni à celles du sdf qui campe de l’autre côté de votre rue, mais je ne le suis pas non plus à celles de l’employé de bureau qui se paie une semaine de taf sans intérêt pour continuer à vivre, ou à celles peut-être plus aristocratiques d’un héros de roman comme Ulrich dans l’Homme sans qualités. Tout cela relève d’une tentative de comprendre le monde plus que de le modifier (la nature humaine ne change pas, ou alors très peu, je re-prescris à ce sujet la lecture de mon « vieux bouquin » des années 30 à Billy Lo : « La psychologie de masse du fascisme », de Wilhelm Reich (vous y verrez que le fascisme de droite n’est pas si éloigné de celui de gauche : vous ne pouvez pas demander qu’on fusille les traders, réfléchissez-y, votre propre retraite est peut-être à l’heure actuelle dans les mains d’un de leurs portefeuilles d’obligations (bien que peut-être, à dire vrai, votre propre retraite vous indiffère, tout comme moi, du reste, auquel cas vous êtes un anarchiste…))). Cela dit, je n’ambitionne que de rencontrer des gens, disons, de ma trempe pour discuter, et je vous enverrai donc dès que possible un mail plus personnel sur votre boite en espérant que tôt ou tard, notre bon vieux max léon sorte à son tour de la toile qu’il s’est lui-même tissée autour de lui pour réveiller le bougre –ou la midinette, au choix– qui est en lui.

        • Putain je suis mal barré avec Alain, je corresponds pas du tout à sa description de l’écrivain. Sinon c’est vachement marrant W. Reich, en effet je recommande à tout le monde de ne pas le lire.

          Bon, Billy, je crois que tu l’as vexé le pauvre Alain.

  14. Loool stoni !

    Tu te rappelles ton post avec Lukacs et Wilhelm Reich ? comment j’avais rigolé ma poule.

    http://stoni1983.over-blog.com/article-j-encule-l-esthetique-ou-tout-ce-que-j-avais-a-dire-sur-lukacs–37592931.html

    A Alain : désolé j’ai pas envie de lire ton truc de Reich.

    • J’en remets une couche mais je peux pas me retenir.
      Quand Alain écrit « Cela dit, je n’ambitionne que de rencontrer des gens, disons, de ma trempe pour discuter » : Billy, je suis navré de te l’apprendre mon pote mais je crains que tu ne sois pas concerné.

 Leave a Reply

(required)

(required)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

   
© 2010 Erwan Larher. Reproduction interdite sans autorisation merci. Suffusion theme by Sayontan Sinha