Je l’ai pris pour un spam.
A cause du nom de l'expéditrice.
Je l’ai pris pour un spam mais c’était un mail de Fayard, pour me dire – je résume : « je crois qu’aujourd’hui, il vous faut un éditeur. »
Je devrais être fou de joie, hurler, courir, sauter, embrasser, mais curieusement ce n’est pas le cas. D’un part parce que le message contient quelques limites puisque, si l’éditrice m’affirme « je vous sens écrivain, sans conteste », elle me dit aussi ne pas forcément vouloir m’accompagner sur le roman que j’ai envoyé ([ex]pulsions) et me demande une autre matière. Que je n’ai pas. Pas en thriller ou en roman noir en tout cas.
Et d’autre part parce qu’il m’est déjà arrivé d’être félicité, remarqué (cf mon post « il est plus facile d’être complimenté qu’édité »), mais que cela n’a jamais débouché sur rien de concret.
Ce mail a au moins eu pour vertu d’alimenter ma confiance en la possibilité pour mon travail de trouver un écho public, un jour…
Je suis toujours un auteur raté mais depuis aujourd’hui peut-être plus auteur que raté.

Vos traces de pas
r1 sur Ca se passe bien ?
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