
La (vraie) gauche unie ? Ca ne fait pas un pli !
Les actes parlent plus que les discours. L’axiome, valable au quotidien, l’est par définition encore plus en politique. Et puis on sait très bien que la rhétorique politique peut faire passer Jaurès pour un père fondateur du sarkozysme et l’instauration du RSA pour un progrès social.
Des discours, Olivier Besancenot en fait beaucoup, ça fait partie du métier de porte-parole.
Mais un homme politique doit être jugé sur ses actes.
Penchons-nous donc sur les actes du parti d’Olivier Besancenot, partant du postulat qu’ils sont motivés, réfléchis, calculés même ; bref que le NPA ne fait pas n’importe quoi. Il semble en effet impensable qu’il n’ait pas de stratégie.
Qu’a donc fait le NPA récemment ?
Il a refusé de s’associer au Front de Gauche.
Or, si telle n’avait pas été sa décision, la gauche anticapitaliste (pour faire court) aurait remporté plus de 11% des suffrages aux élections européennes, soit un vrai espoir pour les vrais gens qui souffrent vraiment de l’état actuel de notre société. Un point de départ. Des fondations pour bâtir un autre avenir que celui que nous promettent les tenants du libéralisme économique, d’Europe Ecologie à l’UMP en passant par le PS et le Modem.
Le NPA a donc fait fi la vraie souffrance des vrais gens qui ont besoin d’un vrai espoir et se foutent des graviers d’achoppement idéologiques entre lui le Front de Gauche – graviers qu’Olivier Besancenot voudrait nous faire prendre pour des pierres.
Ca, se sont les actes. Quelles conclusions en tirer ?
Première hypothèse : le NPA est le parti d’Olivier Besancenot, au service de ses ambitions personnelles, et ces dernières se sentiraient par trop diluées dans un front commun à plusieurs têtes. Le trop plein d’ego ne doit jamais être négligé lorsqu’il s’agit de personnalités publiques. Hypothèse invérifiable, à moins d’être un proche d’Olivier Besancenot.
Seconde hypothèse : l’erreur stratégique. Complètement impardonnable : comment penser que l’ont est plus fort divisés que réunis ? Mais si c’était vraiment une erreur, que le NPA ne l’a-t-il reconnu ? Et si c’est vraiment le parti d’un seul homme, et que ce dernier ne s’est pas rendu compte de son erreur, il a bien des conseillers autour de lui, des camarades, des militants ? Et si il ne les écoute pas, ils peuvent quitter le navire, non ? Rien de tout cela à l’horizon…
La troisième hypothèse fait froid dans le dos. Le NPA a délibérément saboté l’union de la gauche anti capitaliste. Et a donc délibérément fait le jeu de ceux qu’il prétend combattre. Si l’on part du principe que les dirigeants de ce parti possèdent un minimum de sens politique et ne sont pas aveuglés par l’arrivisme possible de leur porte-parole, c’est la seule qui tienne. Le pourquoi de cette manœuvre ouvre la porte à bien des spéculations. Il serait intéressant de s’y attarder mais ce n’est pas l’objet de cet article, qui essaie de comprendre des actions.
Sur le site du NPA, on peut lire en première page :
«Si la gauche politique et syndicale ne travaille pas de concert, nous n’en finirons pas de payer leur crise ! »
« Construire enfin le « Tous Ensemble »
« Le NPA, durant la campagne des élections européennes, n’a eu de cesse de rappeler sa volonté politique : travailler, avec d’autres, à la convergence des luttes. »
Il est donc clair que le NPA ne met donc pas ses actes en adéquation avec ses paroles. Il n’est pas cohérent. D’aucuns pourraient en venir à penser que ce parti et son porte-parole mentent.
Pendant ce temps, de vrais gens qui souffrent vraiment dans la vraie vie se demandent à quoi ça sert de voter, de descendre dans la rue, de faire grève, bref, d’agir alors que ceux qui sont supposés défendre leurs intérêts, les représenter, les trahissent.
Daniel Buren a écrit des tomes entiers pour auto-légitimer son œuvre et sa démarche « artistique », tellement celles-ci sont vides d’émotion et de sensibilité. Daniel Buren est un « artiste » marketing dont le seul talent est de savoir occuper l’espace. Exactement ce que fait Olivier Besancenot : défendre la petite place de son petit parti dans l’espace politique à coup de beaux discours.
Qu’il n’en soit pas, ici, remercié.

On pourrait aussi, si on avait l’esprit totalement pervers, se demander pourquoi Besancenot a » fricoté » avec Rouillan avant qu’on le recolle en taule, sinon pour effrayer le populo et que le populo craigne que la gauche » extrême » n’aie, sait-on jamais,envie de renouer avec certaines pratiques ô combien condamnables…
Oui, le système a besoin de contestation pour exister mais il ne la tolère que druckerisée, joffrinisée, demorandisée. Etils sont tellement à être prêts à endosser le costume du méchant, sachant qu’on se retrouve à la buvette de l’Assemblée après le boulot. Déprimant…